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La promenade du dimanche

9 octobre 2013 - 21:20

"La promenade du dimanche" résumé du match de l'équipe seniors 2

La promenade du dimanche

 

Dimanche 6 octobre. Magny FC 2 se rend sur la pelouse des Essarts le Roi 2. Sur le papier, une affiche savoureuse : un derby campagnard entre le 1er et le 4e du classement. En vieux singe précautionneux, le président du MFC  met en garde ses joueurs face à la menace adverse, les Essarts étant en tête avec trois victoires en autant de matchs : « ce ne sera pas une partie de plaisir », prévient-il.

Nous apprendrons vite que ces succès étaient dus aux forfaits des différentes équipes (non) rencontrées. Tout s’explique.

 

14h30. Les joueurs du MFC arrivent par petit groupe au fantasque (et non fantastique) stade des Essarts le Roi. Entouré d’un terrain vague et d’une forêt, jonché de feuilles d’arbre et surtout dépourvu de filet de buts une heure avant le match, nous comprenons vite que le stade Gallot est une forteresse d’exception.

 

14h45. L’équipe est presque au complet. Certains fanfaronnent sur les exploits éthyliques de la veille. Difficile d’entrevoir une quelconque crédibilité footballistique.


15h00. Christian distribue les maillots. Le défenseur central portera notamment le numéro 10. Futé.

 

15h05. Englué dans sa mésaventure, l’homme chargé d’installer les filets reçoit du renfort. Pendant ce temps, les joueurs font connaissance avec la pelouse et trouvent un ravissant champignon en pleine surface de réparation.

 

15h15. « L’affaire des filets » continue et ce sont trois autres quinquagénaires qui rejoignent les rangs. Dotés d'une efficacité et d'une intelligence rarissime, les cinq compères butent sur l'objectif. Las, le premier jette même l'éponge. Cela n'empêche pas l'arbitre d'appeler les deux capitaines. Tous trois font connaissance. L'homme d'une soixantaine d'années est stupéfiant : moustache bien soignée, lunettes ronde, bedaine prononcée, il ose également le chasuble par dessus le survêtement du club. Jean Rochefort en chasuble en somme.

 

15h25. Après une heure de lutte acharnée,  les quatre hommes viennent à bout de ce « maudit filet ». Il se dit dans le bourg qu'une médaille d'honneur leur a été remise en début de semaine par le maire, pour service rendu à la communauté essartoise. Pendant ce temps là, les supporters des deux camps prennent place. Trois du côté magnycois, huit de l'autre : on joue presque à guichets fermés.

 

15h30. L'arbitre donne le coup d'envoi. Les premiers contrôles de balles s'avèrent compliqués pour les joueurs locaux. Nous comprenons vite la supercherie dès le premier dégagement du gardien arrivant aux six mètres. Dégagements ratés, alignements dignes d'une défense sochalienne Peybernes-Kanté, justesse technique affolante, vivacité hors du commun faisant passé les plus gras adversaires pour des Usain Bolt en puissance : Il n'y a pas un seul coéquipier pour rattraper l'autre.

 

15h50. 4-0 pour le Magny FC au bout de vingt minutes. Gagné par l’ennui, le libéro de Magny cherche un trèfle à quatre feuilles. En vain.

16h15. La mi-temps est sifflée sur le score de 7-0 pour les visiteurs. « Mais impossible n'est pas essartois » semble dire le numéro 8 adverse. Ce petit bout d'homme, court sur patte et dégarni du cuir chevelu, se remémore sans doute les plus grands retours de l'histoire du football tels Marseille-Montpellier ou La Corogne-PSG. Il y croira jusqu'au bout ; un modèle d'abnégation. Mais mieux vaut parfois abandonner.

 

16h45. Deux buts d'anthologie permettent de ramener le score à 7-2. L'exploit est en marche et le public y croit de nouveau.

 

16h46. Une minute plus tard, le huitième but du MFC met fin au suspens. C’est enfin l’heure du renoncement pour les supporters, inexplicablement confiants jusque là.

 

16h50. L'action du match. Le capitaine essartois dégage la balle dans le postérieur de son équipier envoyant parfaitement l'attaquant du MFC en profondeur. Un modèle de combinaison provoquant même les rires de l'arbitre. Le numéro 9 ne parvient pourtant pas à concrétiser l'offrande. Malgré son triplé, Christopher est alors catégorisé « croqueur » par ses équipiers.

 

« Etre un croqueur », expression masculine française : se dit d'un joueur qui ne serait pas contre une relation sexuelle avec le ballon. Comme dans toute relation amoureuse et fusionnelle, le joueur a tendance à oublier les personnes qui l'entoure. Exemple : Robben, Nani, Ronaldo.

 

17h15. Beaux joueurs, les essartois félicitent leurs adversaires magnycois qui l'emportent sur le score fleuve de 13-2. L'humiliation ne les empêche pas d'avoir le sourire. Seigneurial de la part d'une équipe venant de prendre un sacré coup sur le bourrichon.

 

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La promenade de santé du MFC a permis à bon nombre de joueur de se distinguer. Certains sont toutefois sortis du lot. Match dans le match et joueurs clés, focus sur les petites pépites de l'événement.

 

Le match dans le match : les gardiens, un dimanche contrasté

 
Le dernier rempart magnycois est un homme au charisme quelconque, personne ne connaissant à ce jour son prénom. Vétéran, il est parachuté pour la deuxième fois en équipe sénior 2. Ascension ou récession, là n’est pas la question. Cheveux au vent, la quarantaine bien entamée, il met en garde ses coéquipiers avant le match : « Vous ne les laissez pas tirer et tout se passera bien ». Bilan du match : 2 occasions adverses, 2 buts concédés. Preuve qu’il n’a pas encore perdu le sens des réalités. Il se permettra même le luxe de réitérer  l’exploit de son premier match, à savoir encaisser un lob en étant placé sur sa ligne. Remarquable.

 

Le portier essartois est, lui, de la trempe des plus grands. Prendre plus de dix buts dans un match ce n’est déjà pas évident. Mais réussir à accumuler sorties hasardeuses, placements obscurs, dégagements ratés, fautes de mains grotesques, tout en pensant n’y être pour rien dans la débâcle de son équipe, cela frise le génie. Responsable d’une large moitié des buts encaissés, il prendra une décision douloureuse en promettant à ses coéquipiers de ne plus sortir de sa cage. Boudé par ses compères, il finira le match en roue libre, encaissant encore trois buts. A ce jour, des indiscrétions rapportent une fin de carrière pour ce jeune gardien, admis une heure après le match à la Clinique de Psychologie Médicale la plus proche.  

 

Les joueurs clés : Thomas Le Tirant, Rémi Bargès et Damien Hauer

 

Toumou. Comment passer à coté de l’événement du week-end ? A bientôt 25 ans, le petit Thomas que chacun surnomme affectueusement Toumou, est passé de l’autre côté de la barrière. Habitué à l ivresse du Kop, il fait taire les détracteurs en signant en septembre 2013, sa première licence pour un club de football. Pour son premier match avec l’équipe 2, il se prépare comme il se doit : encore ivre de la veille, il évacue la pression avec deux whisky et un pétard. Ce petit homme, mi-jaune mi-blanc, prend tout d’abord place sur le banc. Sur le gazon dès le début de deuxième mi-temps, Thomas N’Guyen éclabousse la rencontre de toute sa classe, se permettant même le luxe de distiller un caviar pour un attaquant. Passe décisive, dribbles chaloupés, vitesse éclaire : tout y est. Petit bémol : une piètre endurance qu’il rattrape toutefois grâce à son physique de déménageur (à temps partiel).  


Cabor. Déjà sur le devant de la scène après son but victorieux la semaine dernière, « l’homme aux pectoraux d’acier » n’en fini plus de faire parler de lui. Séance de dédicaces au Shopi d’Auffargis oblige, il pointe le bout de son nez quinze minutes avant le match. La star du MFC sait se faire attendre. Et il y a de quoi, deux minutes après son entrée en jeu, il reprend victorieusement de volée un centre venu de la gauche. Le « super remplaçant » à encore frappé. Brillantissime par la suite, il peut prétendre  mieux qu’un statut de remplaçant en équipe 2 et pourquoi pas répondre rapidement à l’appel du pied de l’équipe 1 …


Damien. Jeudi 3 octobre, sortie de l’entrainement. Cataclysme pour le « Pastèque Boy ». Pour la première fois de sa parfaite vie, il n’est pas sélectionné pour le match de l’équipe 1ere. Un temps plus que réticent à l’idée de jouer avec une équipe «  bas de gamme » dotée de joueur plus mauvais les uns que les autres, il accepte quand même, en grand prince, de se mettre au niveau de la plèbe. Titulaire en défense central, il fait foi de sa légendaire arrogance dès les premières minutes. Petit à petit, le « Doctor Love » prend pourtant plaisir à jouer avec ses nouveaux coéquipiers. Irréprochable, il finit la rencontre au poste d’attaquant et parvient même à marquer après une tentative avortée par le goal adverse. Son premier (et assurément dernier) match en deux ne fut finalement pas un enfer, mais une partie de plaisir.  



Heureux d’avoir posé ses congés hors périodes scolaires dans un lieu hors du commun, Alexis Martin fait savoir qu’il a adoré ses vacances sur le terrain de football des Essarts le Roi. Rires, soleil, balade, et surtout énormément de repos : un cocktail détonnant qu’il n’est pas prêt d’oublier !

   




 

A suivre …

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